jeudi 29 mars 2012

Le système universitaire américain - Part 1

Pourquoi Part 1 et pas tout d'un coup? Parce que c'est loooong à expliquer !
Ça m'a pris deux mois pour cerner le système universitaire américain qui est assez déroutant, puisque complètement différent du nôtre.

Je précise que je ne parle que de la filière que je connais, la filière "business, finance, marketing, communication etc..." dans l'université où je suis. (Mais ça doit être très semblable all around the country).

Appelons notre cobaye Chris.
Chris est au lycée, en dernière année. Il n'a pas à passer le BAC, ça n'existe pas dans son pays. Par contre il a un énorme test de logique et culture générale qui lui attribuera un score, et lui ouvrira  les portes des universités américaines (le SAT).

Chris a finalement été accepté à Virginia Tech, à la Pamplin School of Business. ("Ce qui est bien mais pas top")




Revenons à nos moutons.

Août 2011 : Chris emménage. Comme tous ses camarades de première année, il est obligé de vivre sur le campus, dans les "dorms", ces dortoirs que l'on voit très souvent dans les films et dans les séries. Il fait alors partie du clan des "Freshmen" (les premières années), il a très certainement un camarade de chambre, dans un couloir en lino, avec des douches communes et des lits superposés.




En 4 ans, il franchira les différentes étapes pour finalement finir Senior  et, espérons le pour lui et le portefeuille de ses parents, être "graduated".

NB : La cérémonie de graduation, c'est la cérémonie de remise des diplômes avec les toges, le chapeau et tout le tralala. 


En schématisant, ça donne ça :

Oui, je maîtrise extrêmement bien les "Smart Art" de Powerpoint...


Au cours de ces 4 ans, Chris va s'impliquer dans diverses "social activities" : sport, club d'échec, équipe de Quidditch, fraternité, journal universitaire, bref ce qu'il veut.

Chris a choisi une "majeure", disons finance. Il a eu accès à un énorme catalogue de cours et a pu choisir ceux qu'il voulait. Ça n'est donc pas un mythe !
Il n'a jamais la même classe, et peut même, si il le veut, suivre un cours de chimie moléculaire en rab, personne ne lui dira rien ! (sous réserve que le professeur l'accepte bien sûr, et qu'il paie, of course).

Une fois graduated, Chris ira directement sur le marché du travail. Rares sont ceux qui poursuivent directement !
Je précise, au passage, que Chris n'a jamais fait de stage en entreprise...

Et puis, peut-être qu'au bout de 2/3 ans il se dira : "Mais mince, je vais peut-être faire un MBA finalement, ça m'aidera à gravir les échelons plus vite".
Et hop ! Retour à l'université, pour son MBA en deux ans. (Pourrait être comparé à l'équivalent de notre Master pro, mais en même temps, pas vraiment)

Chris sera alors considéré comme un étudiant "Graduate" (comme moi en ce moment) ==> Les grands !
Dans ma classe de MBA, je dirais que si on enlève tous les étudiants internationaux, la moyenne d'âge doit être autour de 25/26 ans, Aléluia ! Je me sens moins seule ! Et ça vient de toutes les filières : construction, ingénieur, oesthéopathie, commerce, Marines, ...


Voilà pour le système global ! Au prochain épisode :


Dans le détail, ça donne quoi les cours à l'Américaine?


lundi 26 mars 2012

French people are patriots

Ce matin, 8h : début du cours de marketing international.
Il y a dans la salle des français, des italiens, des autrichiens, des suisses, et quelques américains.

Le prof débute son cours et d'un coup, annonce à la classe :  "French people are much more patriots than US citizens".
3 filles bondissent de leur chaise au même moment. 3 françaises.

Nous  tentons de le contredire, que non, nous ne sommes pas beaucoup plus patriotes que les Yankees, que nous n'avons pas de drapeau français sur tous les bâtiments ou dans nos jardins, que nous ne chantons pas la marseillaise tous les 4 matins,  etc...
Rien n'y fait.
Les autrichiens, les suisses et les italiens s'en mêlent, prennent notre défense. Le prof reste campé sur ses positions.
Puis les américains s'en mêlent à leur tour, prenant aussi notre parti.

Le prof bataille, de toutes façons il est prof, il a raison.

Acculé, il demande si quelqu'un a une phrase pour conclure le débat.

Je lui demande "Have you ever been in France ?"

"No".



samedi 24 mars 2012

Les pâtisseries à l'américaine

Hier je suis allée à une Birthday Party et voilà le gâteau de l'horreur que j'ai du goûter par politesse :




Alors pour répondre à votre question : oui c'est parfaitement dégueulasse. Là pour le coup y'a pas d'autre mot. J'en ai mangé une cuiller. Puis je suis partie picoler pour oublier ce que je venais de faire. (Sauf que bon, boire de la bière light ça mène pas loin)
Je  pense que le gâteau ci-dessus est constitué de 75% de beurre, 20% de colorants et 5% de divers.

Alors du coup au Supermarché ce matin, je me suis dis qu'il fallait que je fasse un petit reportage photo, parce qu'il y a deux rayons sacrément marquants : celui des aides à la pâtisserie et THE rayon pâtisserie, celui qui ferait pleurer Pierre Hermé en moins de 2 secondes.


Le rayon aide à la pâtisserie : 

Pour résumer : il a l'aspect d'un rayon "fournitures scolaires". Il y a un millier de trucs en tout genre pour décorer les gâteaux, à tel point qu'en ne s'en sort plus !

Ca se sont des "icing pens" autrement dit des stylos
à glacer les gâteaux de toutes les couleurs et toutes les tailles


Et là toutes les paillettes, étoiles, confettis, etc...
Je pense quand même à me constituer un petit stock avant de rentrer en France, ça peut toujours servir !

Puis vient le rayon pâtisseries ! Attention aux yeux, ça pique !



Je crois que les gens, ce sont les dernières stars Disney
à la mode (qui finiront en désintox dans 3 ans)

Ah bah oui, les gros coeurs en gélatine, on y pense
pas assez c'est sûr !

Vous l'aurez noté, les colorants, c'est vraiment leur dada : ils en mettent à toutes les sauces, ils adorent ça.
Le moindre gâteau au chocolat finira affriolé de couleurs et formes en tout genre et de crème au beurre pour, selon eux, le rendre plus sexy !
Ah bah oui...

On a pas encore osé acheter ces boîtes de cupcakes au glaçage jaune fluo. Et honnêtement, je suis pas sûre qu'on essaie un jour...





lundi 19 mars 2012

Le look de l'étudiant américain? En vrai, ça donne ça

Quand on dit "étudiant américain", on pense spontanément à ça :



Non non, je ne fais absolument pas une fixette sur 
Dawson, je vois pas ce que vous voulez dire...





Euh... Oui...
Là pour le coup, à part la thermos à la main, on nous ment ! Je dirais plutôt que ça donne ça (en tout cas à  Virginia Tech)

mercredi 14 mars 2012

Message d'amour fromager


Héloïse, je ne te remercierai jamais assez...

Aujourd'hui, j'étais en pleine dépression post-supermarché et elle m'a redonné le sourire en 1 seconde !
Je m'explique : nous traînons très régulièrement autour du rayon fromages du Kroger (Carrefour local) en salivant, et en étudiant méthodiquement TOUS les fromages. Les clients nous prennent d'ailleurs pour des fous furieux, parce qu'on dirait vraiment qu'on rode autour...
Généralement, je résiste et je n'achète rien parce que les prix sont globalement exorbitants. 
J'avais craqué en début de semestre pour un camembert, résultat = zéro goût... Plus question de remettre 7$ là dedans me disais-je.


L'objet de toutes les convoitises


Mais deux mois ont passé, mon estomac et m'ont addiction m'ont fait craquer.
Me voilà donc en plein après-midi de ce mardi ensoleillé, en train de faire une vraie étude de marché des fromages du Kroger (photos à l'appui) et de finalement opter pour un brie "made in France" à 12$ (oui oui, c'est un budget !).

Quitte à faire les choses bien, autant acheter une bonne baguette, allez hop ! 2$50 !

Je rentre chez moi, je prépare mon plateau, me mets à table et horreur : le brie est absolument dégueulasse.
Je n'exagère pas en disant que j'avais les larmes aux yeux.

Je remonte penaude dans ma chambre et m'enferme dans mon désarroi.
Quand ma colloc toque à ma porte : "there is something for you !"
Un colis ! 
J'ouvre et , Ô Joie, deux saucisses de Montbéliard et un magnifique morceau de comté me disent bonjour !

Cri de joie

Je file dans la cuisine, ma colloc me prend pour une dingue.

Voici le résultat, je suis aux anges. C'est la meilleure Montbéliard du monde.


Salade, Montbéliard et Comté... George peut se aller se brosser
avec ses capsules de café 


Du coup j'en profite hein, vu qu'il y a de plus en plus de gens qui lisent ce blog...

Héloïse elle a créé et ouvert un super concept de restauration rapide à Strasbourg basé sur le bio, l'éthique, les produits locaux, de saison et labellisés. C'est jeune, c'est moderne et surtout pas moralisateur.
C'est hyper bon, c'est génial et en plus c'est pas cher compte tenu de la qualité des ingrédients. Vraiment. Je dis pas ça parce que c'est ma copine.
Ça s'appelle Pur et Caetera et je vous engage vraiment à y faire un saut si vous passez par Strasbourg (en plus c'est en plein centre, donc pas d'excuse !). Voila le site Internet si vous voulez jeter un coup d'oeil !



Ils sont pas trop mignons ces légumes ?



PS : merci aussi à Sylvain quand même ! je ferai bon usage de ton présent !




mardi 13 mars 2012

Spring Break, suite et fin en vidéo !

Voilà qui clôturera le sujet une bonne fois pour toutes !

Condensé de la semaine en 6min30 !
Le "shabbat elevator" m'a particulièrement marquée je dois dire, mais ceux qui me connaissent savent où j'habite et comprennent !




PS : je ne traduis pas en anglais pour frimer, c'est le même film que j'ai donné à mes copains américains, c'est pour ça !

lundi 12 mars 2012

Retour sur... Mon Spring Break à Miami

Me revoilà de retour dans ma chère et tendre Virginie.
Le Spring Break s'achève ce soir, et demain nous retournons à l'école... Mais avant de déprimer totalement, voici le bilan !

Petit point rapide sur le Spring Break : c'est une tradition ici. Pendant tout le mois de mars, les universités et lycées placent une semaine de vacances. Tous les étudiants prennent alors leurs maillots de bain et leur crème solaire et se dirigent vers le Sud. Les moins de 21 ans vont généralement au Mexique car ils peuvent y boire de l'alcool, les plus de 21 ans vont, pour la plupart, en Floride ou Californie.
La Floride n'est "pas trop loin" (tout est relatif !) de Blacksburg, nous avons donc opté pour cette solution !

16h de route aller
15h de route retour
5 états traversés : Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Georgie et Floride
6 pleins d'essence (sans vouloir vous énerver, un plein coûte ici 30 à 40 $, soit 26/27€...)
1 appartement à North Miami Beach
12 personnes pour un appartement prévu pour 8
8 américain(e)s
4 français(es)
8 garçons
4 filles
1 excellente ambiance dans le groupe

Voilà les chiffres clés de cette semaine !
On a malheureusement pas été très chanceux sur le temps qui était nuageux mais au moins il n'a pas plu !

Il y avait vraiment une très bonne ambiance dans le groupe, pas de clans français/américains, on a énormément ri et débité pas mal de conneries je dois dire...
On a également fait découvrir de la french music aux ricains qui ont littéralement adoré Doc Gyneco, NTM et MC Solaar. Georges Brassens, lui,  a eu moins de succès !




**** Mode touriste ON ****

Alors mes impressions sur Miami et Miami Beach : c'est sympa, il y a la mer, le soleil, la piscine, mais... absolument rien à voir selon moi !
Miami, j'ai l'impression que ce n'est pas une ville que l'on visite, c'est pas comme New York ou San Francisco... C'est un peu comme Los Angeles quoi... (Oui, oui, là je frime un max à connaître toutes ces villes mais je trouve la comparaison plutôt bien). C'est extrêmement grand sans avoir de réelle attraction touristique. Les alentours doivent par contre valoir le détour  avec les Everglades et les plages qui font rêver, mais nous n'avions honnêtement pas la foi de prendre la voiture et de refaire des trajets entre 15h de route.

Il y a une ambiance assez dingue dans cette ville ! Plein de vieux qui croisent des jeunes bling bling qui écoutent du rap à fond dans leur gros 4x4, bref un mix assez bizarre... C'est un peu le lieu de la frime et du m'as-tu-vu, à celui qui dégainera la plus grosse chaîne en or ou la robe la plus strassée !

Par contre, j'ai trouvé North Miami Beach assez sympa, avec ses petits magasins, son côté un peu reculé et moins frime que South Miami Beach.

Nous avons voulu aussi nous rendre à Little Havana, pensant innocemment que c'était un vrai quartier cubain à l'image des Chinatown qui poussent un peu partout. Mais en fait, c'est juste un quartier avec des blocks et des rues, y'a rien à voir... Déception !

Si vous comptez visiter les Etats-Unis, ça n'est pas la ville où je conseille d'aller en premier, même si je dois avouer que le cadre de vie est quand même hyper agréable.

Bref, j'ai donc profité de ma semaine sur ma serviette de plage, un cocktail à la main, je ne vais pas me plaindre !

**** Mode touriste OFF ****


Place aux photos !

Pause petit déjeuner dans une "Food exit" au fin fond de la Géorgie

Pause Sandwich à l'entrée de la Floride, les palmiers ont fait leur apparition !

Downtown Miami

Miami Beach au coucher de soleil
La fameuse cabine des lifeguards

En bas de notre hôtel, le long de Collins Avenue, des maisons
toutes plus luxueuses les unes que les autres avec leurs pontons
et leurs piscines

Coucher de soleil au loin sur Miami

La vue du balcon, Collins Avenue

La plage de l'hôtel




North Miami Beach

On a aussi, bien évidemment, fait la fête tous les soirs. (C'était le but hein, on va pas se mentir !)
A Miami, il suffit de traîner 30 minutes sur la plage pour connaître les noms des boîtes et des clubs puisque des personnes passent entre les serviettes distribuer des flyers et des bracelets soit disant "VIP". (En fait non, c'est juste un bout de papier qui ne vous sert à rien mais dessus y'a marqué VIP alors je le garde).
Des avions passent aussi régulièrement dans le ciel, traînant des banderoles annonçant les soirées.
Vous pouvez facilement entrer gratuitement dans les clubs avant minuit, après ça se corse légèrement.

Notre plus grosse soirée aura été au LIV club, où un DJ super connu mixait (bon euh, passé David Guetta et Bob Sinclar moi je suis paumée donc je le connaissais pas). Distribution de goodies, gogo danceuses, confettis qui tombent du plafond par milliers, Kim Kardashian, bonne musique ... La soirée était vraiment top et le club à l'image de Miami : grandiose ! On en a eu plein les yeux et les oreilles !

Un des gros avantages est que le système de bus fonctionne 24/24, ce qui est pratique pour aller et revenir à l'hôtel. Le taxi n'est pas franchement cher non plus et les chauffeurs vous laissent monter à 4 à l'arrière !

Seul inconvénient : le prix exorbitant des consommations ! Au LIV, la bière Corona coûtait 10$, dans un autre club il fallait débourser 18$ pour une vodka/cranberry. Je ne vous fais pas un dessin, j'ai fait l'impasse sur les consos !

Voilà !

Je suis en train de monter une vidéo sur notre semaine, elle devrait arriver cette semaine !




samedi 3 mars 2012

Départ pour le Spring Break

Spring Break here we come !
Nous partons cette nuit à Miami, voici le trajet que nous allons faire, ça fait à peu près 1400km.
Nous restons là bas une semaine, avons loué un appartement à 12 (8 américains et 4 français) à Miami Beach :)




Pour les curieux, voici l'appartement loué : http://www.furnishedmiami.com/locations/5225_collins_820_pictures.shtml
On paie 200$ par personne pour la semaine, soit 150€ ! On va dire que ça va... 

A dans une semaine !


jeudi 1 mars 2012

Je parle franglais... Am I bilingue?

J'ai attrapé la maladie de l'étudiant en Erasmus : hier sur Skype, pour la première fois, j'ai cherché un mot en français et j'ai pensé "mince, comment on dit déjà en français?"
C'est affreux, j'ai honte...En plus c'est un truc qui m'a toujours agacée, mais je réalise qu'on ne peut pas y couper malheureusement. Mea culpa. Mais ça reste quand même super énervant, faut se l'avouer.

A force de parler et d'entendre l'anglais toute la journée, on finit par apprivoiser la langue, et je m'en suis aperçue comme ça :
  • C'est fini cette période d'innocence (et de forte galère aussi) où il fallait que je me concentre en cours pour suivre (ça fatigue énormément au début). Maintenant, "j'écoute'", c'est différent, croyez moi !
  • Je peux tenir une conversation entière avec un américain sans problème (je me débrouillais avant, mais pas comme ça)
  • Ils ne nous disent plus "What?" avec un air incrédule dès qu'on dit un truc avec notre accent français, ils comprennent tout de suite
  • Et inversement, on comprend les étudiants quand ils prennent la parole en cours. Au début, on pigeait rien, c était incompréhensible ! (grosse, grosse patate (OGM) chaude dans la bouche)
  • On s'est moqués de l'accent français de Jean Dujardin aux Oscars
  • On dit "gonna", "wanna", etc...
  • Dr House en anglais sans sous-titres ? Ah ah, trop facile quoi
  • On a des discussions assez improbables entre français : on mixe les mots français/anglais quand quelque chose est plus facile, plus rapide ou plus logique à dire en anglais, et ça vient naturellement... Ça peut donner des trucs absolument improbables comme ça : (phrases absolument authentiques, prononcées au moins une fois)
    • "Le mieux c'est que tu take the bus là bas, au pire demande au driver"
    • "Et tu sais lui là avec la casquette, et ben il a study abroad pendant un an en France"
    • "j'avais cours à nine eyem (AM) aujourd'hui"
    • "On est invités à une house party vendredi mais c'est far, tu crois que Machin peut give us a ride?"
    • "A quelle heure on se meet pour le lunch?"
    • " J'étais trop upset"
    • "On mange où?" "Franchement? j'don't care"
    • C'est sunny aujourd'hui, c'est cool!"
    • etc...
Le genre de phrases horribles qui énerveraient tout le monde en France, moi la première d'ailleurs !
(promis je parlerai pas comme ça à mon retour)

Et parce que cette vidéo illustre parfaitement cet article, même si elle a été vue, et revue, et re-revue, et re-re-revue...Je ne résiste pas à la remettre, je me sens trop concernée (sauf que je vous jure ("Marie-Thérèse ne jurez pas!"), j'essaie pas de foutre la honte aux gens et je ne suis pas encore bilingue)